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MonsieurPingouin
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Le compromis, je suppose ;)
@h16 : c'est corrigé !!
J'étais moi-même plutôt en faveur de l'ouverture des magasins le dimanche, surtout que cela fonctionne bien au UK où je vis. Mais la culture y est tout de même fondamentalement différente.
Aujourd'hui, je perçois réellement ce verrou que l'on souhaite faire sauter en France comme un pas de plus vers le règne absolu de "l'argent-roi" surtout que je ne vois pas de réel intérêt que ce soit pour le consommateur qui payera le surcoût salarial sur le prix final ou pour le salarié qui n'aura absolument pas le choix d'être volontaire.
C'est ce que je développe dans mon billet du jour.
@Donjipez : la proposition déposée sur le bureau de l'Assemblée ne me paraît pas spécialiement libérale... En outre, pourquoi l'ouverture le dimanche nuirait-elle au "petit commerce" ?
@Mortimer : vouliez-vous dire "le repos dominical", dans votre première phrase ? J'ai du mal à vous suivre. Pourriez-vous développer ?
"Et je ne vois pas en quoi autoriser le travail le dimanche rendrait celui-ci obligatoire". Comme je le développe dans mon billet à ce sujet, personnellement, je ne vois pas comment un salarié pourrait réellement refuser de travailler le dimanche.
@Donjipez : je le répète, autoriser n'est pas obliger. Personne ne sera forcé de travailler ou d'ouvrir le dimanche ! Rien d'idéologique là-dedans. Quand on voit la (longue) liste des pays autorisant le travail dominical, on se dit que la raison est plutôt culturelle...
" apparemment, la libéralisation du travail dominical n'a entraîné nulle part une augmentation massive des actifs travaillant le dimanche (http://bit.ly/KloPG). C'est bien que les salariés peuvent dire non."
Encore une fois, ce qui se passe en Angleterre n'est pas transposable en France. Question de culture. En France, la nature hautement conflictuelle des relations sociales débouche quasi irrémédiablement sur de nombreux abus.
De plus, je ne vous suis plus vraiment.
Cet argument devrait justement vous servir à constater que l'autorisation du travail dominical n'a qu'un intérêt anecdotique face aux contraintes et surtout au symbole que celui-ci représenterait.
Pas de dépenses supplémentaires, pas d'embauches supplémentaires, etc.
Sur votre second point : je n'ai jamais retenu l'argument utilitariste en faveur du travail le dimanche. Je suis favorable à une libéralisation pour deux raisons principales :
1. D'abord parce que l'État se mêle de ce qui ne le regarde pas quand il décide quel jour doit être chômé.
2. Ensuite parce que j'aimerais bien qu'en France on puisse, comme dans la plupart des pays développés, faire ses courses, ou du shopping, ou que sais-je encore le dimanche.
Jean-Claude Michéa - Impasse Adam Smith
Ainsi donc, pour avoir l'air développé comme les copains il faudrait donc avoir la possibilité de passer ses dimanches dans les centres commerciaux. Sacrifier encore un peu plus à l'assouvissement des désirs, puisque dans cette société on n'existe non pas par ce que que l'on est mais par ce que l'on a. Sacrifier au tout pognon pour le bien de la croissance, sans que l'on sache trop pourquoi ni à qui elle profite d'ailleurs. Enfin si, on le sait très bien mais si on le dit soit on passe pour un bolcho soit pour un réac.
Voilà : http://www.youtube.com/watch?v=pRk1RSWAyUc
Lorsque des salariés refusent de passer sous les fourches caudines de leur employeurs et bien c'est la porte. Le volontariat c'est du pipeau pour les gogos. Mettez-vous bien dans le crâne que le patronat français n'a rien à voir avec celui des autres pays. La négociation il n'y va que lorsqu'il a le cran d'arrêt sur la gorge. Les syndicats ? Ils ne représentent que la fonction publique, et là encore on est loin du compte. Maintenant il existe un régime dérogatoire auquel on pourrait éventuellement au cas par cas rajouter une ou deux dates, mais je ne vois pas dans les raisons avancées quoi que ce soit qui puisse justifier que l'on oblige des gens, parce que c'est de ça qu'il s'agit et de rien d'autre et certainement pas de liberté, à sacrifier leur vie familiale sur l'autel du consumérisme à tout crin.
C'est donc un problème de jours maintenant ? Il faudrait que ce soit le samedis pour les juifs, et j'en passe ? On sait tous vers quoi mènent ces réflexions.
"2. Ensuite parce que j'aimerais bien qu'en France on puisse, comme dans la plupart des pays développés, faire ses courses, ou du shopping, ou que sais-je encore le dimanche."
Il faudrait s'interroger. Pourquoi vouloir voir les magasins ouverts le Dimanche ? Par utilité personnelle ? Ou bien pour faire comme tout le monde comme semblez le dire ? Tout ça me fait penser à l'uniformisation du monde telle qu'elle se dessine. Un pays ne peut-il pas fonctionner autrement ? Quel drame à avoir un jour, à l'origine consacré au Seigneur, où la consommation est mise en stand by ? Qui sérieusement ici peut dire que les problèmes économiques de la France proviennent de l'interdiction du travail dominical, même à petit échelle ? Défendre LA liberté sans lui donner de sens me semble être l'erreur continuelle de l'époque.
1. Non, moi je ne sais pas. Vers quoi mènent-elles, exactement ?
2. Vous avez raison : luttons contre l'uniformisation du monde. Rétablissons les corporations, tant qu'on y est. Et donnons un sens à la liberté : lequel proposez-vous ?
2. Je n'ai parlé nul part de corporations. Pouvez-vous m'expliquer votre raisonnement ?
Quant au sens à donner à nos libertés, c'est en général un tout petit plus complexe que de définir ce qui doit être autorisé ou non. N'y a-t-il pas d'autres facteurs à prendre en compte, comme l'évolution de la société ? Sa pratique effective dans le monde actuel ? Evincer ces questions en invoquant LA liberté, c'est quelque chose qu'on retrouve dans les idéologies chimériques actuelles.
Sur le retour des corporations, sans vouloir me montrer polémique, il me semble que l'ordre des avocats ressemble furieusement à une corporation.